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carré Généralités

Les personnes ayant le VIH ou contracté le sida peuvent depuis quelques années être reconnues travailleurs handicapés.

• Définitions

• Le système immunitaire

Comment fonctionne le système immunitaire ?

Le système immunitaire est composé de deux grandes lignes de défense : la peau et les muqueuses. Les cellules de ce système sont spécialistes de la défense, et patrouillent dans tous l’organisme pour le protéger des microbes et infections.

Lorsqu’un microbe tente de pénétrer dans l’organisme, un ensemble d’évènements va se produire grâce au système immunitaire. Tout d’abord, une première cellule appelée le macrophage, tente d’arrêter l’intrus et de dévorer tous le corps étranger afin de le détruire. Le macrophage va ramener des morceaux de virus au lymphocyte CD4 (ou T4). Ainsi, ce dernier peut apprendre qu’un corps étranger s’est introduit dans l’organisme et organiser une riposte. Dès lors, il va donner deux types d’ordres :
· le lymphocyte B (situé dans le sang), va sécréter des anticorps qui vont circuler dans l’organisme jusqu’aux tissus infectés.
· Le lymphocyte CD8 ou T8 (situé dans les tissus), appelé aussi « tueur » va exterminer les cellules infectées.

• VIH et SIDA

Quelle est la différence entre le VIH et le SIDA ?

Le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) et ses sous-types sont de la famille des rétrovirus. Il appartient à une famille importante de virus qui, de façon caractéristique, sont associés à des maladies immunosuppressives ou à des maladies du système nerveux avec de longues périodes d'incubation (où il ne se passe rien) suivant l'infection première avant que des maladies secondaires deviennent apparentes. Les rétrovirus, incluant le VIH, ne sont pas capables de survivre sans infecter des cellules d'un organisme.

Le SIDA (Syndrome d'immunodéficience acquise) est le stade ultime de l'infection causée par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), qui mine progressivement la capacité de l'organisme de se protéger contre les infections.

Le virus est une structure complexe. Il est composé d’un noyau (considérés comme le cerveau du virus) contenant un matériel génétique constitué des gènes (pour sa reproduction), des enzymes virales et d’une enveloppe de protéines. Ces gènes sont responsables des fonctions majeures du VIH. Le virus est également constitué d’enzymes, qui sont des protéines provoquant des réactions chimiques dans les cellules qu'il infecte.

 • Action du virus

Comment le VIH agit-il sur le système immunitaire ?

L’action principale du virus du SIDA est d’attaquer le « chef » de la défense, c’est-à-dire le lymphocyte CD4, afin de détruire petit à petit la réponse immunitaire de l’organisme.

Lorsque le VIH pénètre dans l’organisme, le macrophage se précipite pour le détruire. Cependant, l’effet sur le virus est généralement nul et ce dernier attaque le macrophage afin de s’y multiplier. Le problème est que le macrophage est une cellule qui circule beaucoup dans l’organisme et que le virus va s’en servir comme moyen de transport. Dès qu’il est entré, le virus a donc la possibilité de se diffuser rapidement dans l’organisme.

Par la suite, le virus va se multiplier. Mais après quelque semaines, l’activité du virus se réduit considérablement et le système immunitaire parvient à le contenir mais pas à l’éliminer. Au fur et à mesure que le virus attaque les différentes cellules et lymphocytes, la charge virale augmente. Par ce fait, le système immunitaire s’affaiblit et se trouve dans l’incapacité de défendre correctement l’organisme contre la survenue d’infections et de tumeurs. L’organisme devient alors immunodéficient.

L'enveloppe du virus se fixe à la surface d'une cellule, sur une protéine de la membrane cellulaire, qui lui sert de porte d'entrée. Une fois dans la cellule, le virus perd son enveloppe libérant ainsi son noyau. À partir de ce moment, l’activité biologique de la cellule va être détournée au profit du virus. La cellule ne fait plus la différence entre son code génétique et celui du virus. Elle va donc se mettre à synthétiser en priorité de nouveaux codes viraux et des protéines virales qui permettront la formation de nouveaux virus.

Pour que les virus soient créés, il est nécessaire d’utiliser une autre enzyme appelée la protéase, qui découpe les protéines virales synthétisées par la cellule. La cellule va ensuite mourir et les nouveaux virus créés vont se répandre dans l'organisme pour aller infecter d'autres cellules, et ainsi de suite.

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• Historique et chiffres

Comment sont apparus le VIH et le SIDA ?

En ce qui concerne l'origine du Sida, il convient de bien séparer l'origine de l'apparition du virus du Sida (VIH) de l'origine de l'apparition de l'épidémie du Sida. Le VIH est très certainement apparu avant le déclenchement de l'épidémie de SIDA en 1981. Il semble que des cas sporadiques de Sida aient pu survenir avant le déclenchement de cette épidémie

Il existe plusieurs hypothèses de l’origine du VIH et de son apparition chez l’être humain.

·      Apparu officiellement vers 1981, le HIV aurait été détecté assez rapidement dès 1983 par Mr Luc Montagnier. Il s'agirait d'un recombinant génétique d'un virus inoffensif présent chez le singe vert d'Afrique, le macaque ou le chimpanzé.

·      En 1987, le journal le Times énonce : "Le virus du sida s'apparente à un virus identique à celui utilisé en Afrique pour la fabrication des vaccins contre la polio, la variole, ou contre la rage. Le virus affectait les singes mais n’était pas  mortel ni pour eux ni pour l'homme. Cependant, il est devenu mortel pour l'homme à la suite d'une recombinaison génétique avec un autre virus".

Comment sont dénombrés les malades ?

• VIH

Ce virus de l'immunodéficience humain était inconnu jusqu'au début des années 1980, mais déjà 15 ans après, il s'est répandu si rapidement qu'aujourd'hui des millions d'individus ont été infectés.

Depuis début 2003, les médecins sont dans l’obligation de notifier tous les nouveaux cas de séropositivité. Ces chiffres permettent d’avoir une meilleure vision de l’évolution de l’épidémie. Ainsi, on estime que près de 6 000 personnes ont découvert leur séropositivité en 2003 en France.

Bien que le dépistage ait augmenté (5 millions de tests en 2003), de trop nombreuses personnes découvrent encore leur séropositivité à un stade avancé de la maladie. Près de la moitié des personnes sont alors déjà au stade Sida

Pour mieux comprendre l’importance de ce virus, il est possible de proposer quelques chiffres. Les femmes représentent 43 % des diagnostics d'infection au VIH. L'âge moyen au moment du diagnostic est de 34 ans chez les femmes et 39 ans chez les hommes.

• SIDA

Depuis l'identification du VIH, le SIDA a fait plus de 20 millions de victimes et continue au rythme de 3 millions de nouvelles contaminations par an. Si le Sud rassemble 90 % des malades, les nouvelles thérapies entraînent au Nord un fort relâchement.

Qui est le plus touché par la contamination aujourd’hui ?

Les derniers chiffres confirment une féminisation de l’épidémie (38 % des tests positifs en 2003 contre 36 % en 2001). Cependant, les deux populations les plus touchées sont les homosexuels et les étrangers originaires d’Afrique subsaharienne. Très peu d’usagers de drogues ont découvert leur séropositivité durant cette période. Le nombre d’hétérosexuels de nationalité française représente 17 % des découvertes de séropositivité, avec un nombre équivalent d’hommes et de femmes.

En 2003, la transmission sexuelle est la principale voie de contamination. Les rapports homosexuels représentent 27 % des nouveaux diagnostics, et les rapports hétérosexuels concernent plus de la moitié des nouveaux diagnostics (53 %). Par ailleurs, la contamination par usage de drogues continue sa diminution depuis 1996 et ne représente plus que 4 % des nouvelles contaminations.

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