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• classification

Existe-t-il plusieurs sortes de virus ?

Il existe à l'origine 2 groupes de virus du sida :
·       VIH 1 : présent dans le monde entier
·       VIH 2 : localisé principalement en Afrique de l'ouest.

La localisation des différents virus évolue car ils sont transportés par les hommes. Chacun de ces groupes est lui-même subdivisé en sous-groupes contenant une multitude de virus différents. VIH 1 et 2 se ressemblent en apparence mais il y a plus de 50% de différence entre leurs matériels génétiques. Cette différence est de 5 à 10% entre des virus d'un même sous-type.

De plus, les virus évoluent dans l'organisme car la transcriptase inverse (=enzyme permettant la transcription d’une chaîne d’ADN sur une chaîne d’ARN. Elle permet à un virus de s’intégrer aux chromosomes de la cellule qu’il infecte). fait des erreurs lors de la copie de l'ARN, ce qui cause des mutations. Ainsi, deux personnes contaminées par les mêmes virus, au bout de quelques mois, ont dans leur sang des virus différents entre eux, et différents des virus qui les ont infectées à l'origine. Une même personne peut donc être porteuse de différents sous-types de virus (co-infection). Les virus ne se multiplient pas tous à la même vitesse et de la même façon, n'ont pas la même virulence et ne s'attaquent pas aux mêmes cibles. C'est pourquoi, par exemple, deux personnes séropositives doivent continuer à se protéger entre elles afin d'éviter les phénomènes de sur-contaminations (que ce soit par voie sexuelle ou voie sanguine).

En effet, la multiplication des types de virus et des mutations diminue gravement l'efficacité des traitements, et l'irruption dans l'organisme de nouveaux virus excite le système immunitaire, augmentant l'activité des cellules infectées et donc la multiplication du virus. À travers cette multiplicité, il devient difficile de classer ou hiérarchiser les différents types de HIV.

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• causes

Quelle est l’origine du VIH ?

La maladie à VIH est causée par un virus qui infecte les lymphocytes et d'autres cellules qui contiennent des récepteurs CD4. Ces récepteurs CD4 sont à la surface des cellules et, comme une ancre de bateau, permettent au VIH de s'attacher, de pénétrer et d'infecter la cellule. Plusieurs hypothèses sont proposées pour définir l’origine du VIH :

·      Certaines personnes pensent que le VIH aurait toujours existé, mais qu'en raison de co-facteurs, il serait devenu virulent pour l'être humain. Parmi ces co-facteurs potentiels, certains auraient pu rendre virulent le VIH en favorisant des mutations au sein de son code génétique (modification d'un ou de plusieurs acides aminés). Cela est d'autant plus possible que l'on sait que le VIH est une des cellules ayant le plus de capacité à muter (il existe plus de 200 souches de VIH).

·      Le VIH n'aurait pas toujours existé, mais des mutations survenues à une époque donnée sur un autre rétrovirus auraient donné naissance au VIH. Ce qu'il faut savoir, c'est que de nombreuses cellules (notamment humaines) contiennent dans leur code génétique des séquences incomplètes de rétrovirus. Ces séquences ne codent, a priori, pour aucune fonction donnée. l'hypothèse émise est que sous l'action de co-facteurs, ces séquences rétro-virales auraient pu s'autonomiser pour devenir des rétrovirus à part entière.

Concernant la date d'apparition du virus VIH, on peut dire seulement que l'analyse génétique entre le VIH 1 et le VIH 2 montre un degré important de divergence entre ces deux virus. Cela veut dire qu’il est peu probable qu’il s’agisse d’un virus apparu récemment.

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• activité professionnelle

Quelles difficultés rencontre une personne séropositive pour travailler ?

La lutte se compare souvent à un parcours du combattant car la personne doit gérer :

· Un traitement contraignant avec une santé fragile et une grande fatigabilité
Les trithérapies sont nombreuses et généralement contraignantes (prises de médicaments nombreux et fréquents, douleurs musculaires, troubles digestifs,…) et s’accompagnent d’une fatigabilité accrue. Cette dernière est très souvent sous-estimée par la personne qui tente de faire plus que ses possibilités.

· La difficulté d’expliquer sa maladie et son temps d’absence dans un CV
La personne est généralement gênée par son temps d’absence et préfère mentir plutôt que d’avouer sa pathologie. La personne n’est tenu de divulguer le diagnostic que si le risque devient présent et que la contamination peut intervenir. En effet, la peur qui intervient au regard de cette maladie est un élément encore très négatif pour espérer reprendre un emploi. Par contre, cette information de la pathologie doit être partagée avec le médecin du travail.

· La difficulté de retravailler après une absence pour longue maladie
Les contraintes sont très importantes et certaines personnes ne se sentent pas la force de lutter pour reprendre un travail. Les contraintes liées à la maladie doivent être gérées selon le degré d’atteinte, entraînant des modifications dans le fonctionnement de l’emploi (aménagement de poste, rythme, durée, repos). Cependant, certaines personnes doivent uniquement gérer leur fatigabilité, en trouvant un travail adapté à leurs possibilités et à leurs besoins.

· La lutte contre les fausses représentations de la maladie (contamination)
Une personne qui méconnaît la maladie aura peur de toucher ou même de rester proche d’une personne atteinte du sida. Pourtant, il est important de comprendre qu’il n’y a pas de risque de contamination en se serrant la main, par la salive (postillon), où en prêtant son stylo.

· L’acceptation de retravailler par le médecin du travail
Il est obligatoire que la personne parle de son sida  au médecin et il est nécessaire que ce dernier dépasse ses représentations s’il lui en reste et qu’il agisse en conséquence pour juger si la personne atteinte est apte ou non pour travailler sur le poste de travail proposé (en fonction de l’environnement, du domaine de travail, des collaborateurs,…).

Il est important de comprendre qu’il n’y a pas de métier à risque de contamination. Une personne séropositive peut travailler dans tout domaine dès lors qu’elle n’a pas de risque de contaminer une autre personne (par exemple éviter les risques de contact de son propre sang sur une plaie,…). Les domaines d’activité peuvent être variés et pas toujours incompatibles, tels que la coiffure, l’agroalimentaire, le médical,...
Il est nécessaire de se centrer sur le poste de travail et les situations à risques pour savoir si la personne a possibilité d’effectuer le travail.

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carré Références web

www.doctissimo.fr

www.sidaweb.com

www.frm.org/informez/info_ressources_dossiers_article_sommaire.php?id=26&type=10

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