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• activité professionnelle
Quelles difficultés rencontre une personne séropositive pour travailler 
La lutte se compare souvent à un parcours du combattant car la personne doit gérer :
· Un traitement contraignant avec une santé fragile et une grande fatigabilité
Les trithérapies sont nombreuses et généralement contraignantes (prises de médicaments nombreux et fréquents, douleurs musculaires, troubles digestifs,…) et s’accompagnent d’une fatigabilité accrue. Cette dernière est très souvent sous-estimée par la personne qui tente de faire plus que ses possibilités.
· La difficulté d’expliquer sa maladie et son temps d’absence dans un CV
La personne est généralement gênée par son temps d’absence et préfère mentir plutôt que d’avouer sa pathologie. La personne n’est tenu de divulguer le diagnostic que si le risque devient présent et que la contamination peut intervenir. En effet, la peur qui intervient au regard de cette maladie est un élément encore très négatif pour espérer reprendre un emploi. Par contre, cette information de la pathologie doit être partagée avec le médecin du travail.
· La difficulté de retravailler après une absence pour longue maladie
Les contraintes sont très importantes et certaines personnes ne se sentent pas la force de lutter pour reprendre un travail. Les contraintes liées à la maladie doivent être gérées selon le degré d’atteinte, entraînant des modifications dans le fonctionnement de l’emploi (aménagement de poste, rythme, durée, repos). Cependant, certaines personnes doivent uniquement gérer leur fatigabilité, en trouvant un travail adapté à leurs possibilités et à leurs besoins.
· La lutte contre les fausses représentations de la maladie (contamination)
Une personne qui méconnaît la maladie aura peur de toucher ou même de rester proche d’une personne atteinte du sida. Pourtant, il est important de comprendre qu’il n’y a pas de risque de contamination en se serrant la main, par la salive (postillon), où en prêtant son stylo.
· L’acceptation de retravailler par le médecin du travail
Il est obligatoire que la personne parle de son sida au médecin et il est nécessaire que ce dernier dépasse ses représentations s’il lui en reste et qu’il agisse en conséquence pour juger si la personne atteinte est apte ou non pour travailler sur le poste de travail proposé (en fonction de l’environnement, du domaine de travail, des collaborateurs,…).
Il est important de comprendre qu’il n’y a pas de métier à risque de contamination. Une personne séropositive peut travailler dans tout domaine dès lors qu’elle n’a pas de risque de contaminer une autre personne (par exemple éviter les risques de contact de son propre sang sur une plaie,…). Les domaines d’activité peuvent être variés et pas toujours incompatibles, tels que la coiffure, l’agroalimentaire, le médical,...
Il est nécessaire de se centrer sur le poste de travail et les situations à risques pour savoir si la personne a possibilité d’effectuer le travail.
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