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• À propos des troubles des conduites sociales

Les troubles des conduites sociales introduisent les notions de violence, d’agressivité, de dangerosité.

Cette violence latente et parfois manifeste, est préoccupante pour nombre d’acteurs de la formation et de l’insertion socioprofessionnelle.

IL n’y a pas de réponses toutes prêtes, idéales, mais il y a peut-être des attitudes appropriées, des attitudes de vigilance, d’attention particulières au degré de tolérance à la frustration de la personne accueillie.

L’agressivité est mobilisée lorsque des circonstances déclenchantes sont réunies. Ce peut être un très long temps d’attente auquel vient s’ajouter une réponse insatisfaisante, une absence de possibilité de réalisation souhaitée, ne répondant évidemment pas aux attentes de la personne et précisément ressentie comme injustifiée.

La frustration, c’est ce qui déçoit l’attente, prive notre désir, blesse notre narcissisme…

Les signes précurseurs de l’agressivité sont relativement identifiables : agitation, expression verbale d’excitation (élévation du ton de la voix, augmentation du débit de la parole), rougeur excessive ou pâleur remarquable du visage, serrement des poings, des mâchoires.

À ce stade, l’intuition propre de l’accueillant, associé à «l’instinct de survie », devrait déceler en quoi, dans le dialogue, dans l’échange, dans la situation, il est important de ne pas donner à la personne le sentiment d’être frustrée ; en évitant de la placer dans une situation d’échec, de trop lui demander pour ce qu’elle peut accomplir (évaluation) et surtout ménager son image d’elle-même.

À propos des contre-attitudes, le professionnel de la formation ou de l’insertion, face à des personnes présentant des troubles des conduites, à intérêt à (ré) évaluer son propre comportement en se souvenant que l’accueilli réagit sensiblement (fortement), à notre anxiété, à notre propre frustration (dont le degré de tolérance est supposé plus élevé en tant que professionnel), à notre lassitude et donc aux signes (signaux) de notre exaspération.

Détourner (canaliser) l’agressivité peut être ainsi constitué en un temps relationnel qui met l’accent sur les rituels d’apaisement : qualité de l’accueil, prise en compte de la demande, marque de politesse, disponibilité,… prolongé par les explications sur : la définition par le professionnel de sa fonction, de son rôle de ses limites ; sur l’institution et son fonctionnement, sur les modes et lieux décisionnels en vigueur. Dès lors, il est recommandé de parler le moins possible en son nom personnel et ainsi favoriser la prise de conscience par la personne qu’elle parle à la fonction représentée et non à l’individu.

Il est recommandé de s’abstenir de toucher une personne agressive qui ne nous est pas familière sans l’en avertir ou sans lui demander la permission. Elle risque évidemment de se sentir agressée par ce toucher et ainsi de réagir.

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