• La santé mentale
Il ne s’agit pas d’une absence de maladie mais d’un état complet de bien-être physique, mental et social.
La santé mentale est sous-tendue par le « modèle bio-psycho-social » qui implique 3 dimensions :
- Une dimension biologique à la fois génétique et physiologique ;
- Une dimension psychologique ou psychodéveloppementale, qui comprend les aspects affectifs, cognitifs et relationnels ;
- Une dimension sociale ou contextuelle qui fait référence à l’insertion de l’individu dans son milieu, sa culture et aux relations qu’il entretient avec celui-ci, qu’il s’agisse d’un niveau micro- ou macroscopique.
On admet généralement que la santé mentale est en quelque sorte le résultat d’une interaction entre l’environnement, la société et les individus qui la composent.
• La souffrance psychique
La souffrance psychique peut être définie comme visant à rendre compte des difficultés manifestes vécues par certaines personnes sans que pour autant une maladie mentale soit identifiable.
La souffrance psychique peut précéder ou succéder une incapacité ou bien une dégradation sociale.
Selon la classification internationale des handicaps
• La déficience psychique ou altération des fonctions psychiques.
Les critères de déficience psychique sont énumérés dans le « Guide-Barème pour l’évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées » :
- Troubles de la volition (impossibilité d’agir par incapacité à vouloir et décider, négativisme, ou au contraire incapacité à s’empêcher d’agir, compulsions obsessionnelles)
- Troubles de la pensée (idées obsessionnelles, fuite ou incohérence des idées, lenteur ou appauvrissement de la pensée, délire)
- Troubles de la perception (hallucinations, déréalisation)
- Troubles de la communication et du langage, repli autistique
- Troubles du comportement (agitation, agressivité contre soi et contre les autres, rites obsessionnels, phobies)
- Troubles de l’humeur (troubles dépressifs ou états maniaques, c’est-à-dire états d’excitation et d’agitation psychomotrice)
- Troubles de la conscience et de la vigilance
- Troubles intellectuels (difficultés de conceptualisation et d’abstraction, troubles de la mémoire, de l’attention, du jugement, de l’orientation temporelle et spatiale)
- Troubles de la vie émotionnelle et affective (anxiété, angoisse, indifférence, discordance ou instabilité affective, troubles du caractère)
- Expressions somatiques (somatisations, plaintes, altérations de l’état général).
Ces déficiences entraînent de nombreuses incapacités dans la vie quotidienne (toilette, habillement, courses, cuisine, entretien, déplacements…), ainsi que dans les relations sociales et le travail. Elles peuvent être plus ou moins compensées par la personne, avec l’aide de son entourage, et affecter à des degrés divers la vie sociale et professionnelle, et l’autonomie personnelle.
• Le handicap psychique
Le handicap n’est pas la maladie en tant que telle mais ce qui en résulte dans un contexte précis.
L’usage en France, réserve le terme de « handicap mental » aux handicaps résultant de la déficience intellectuelle.
Pour désigner les handicaps résultant de déficiences des fonctions psychiques ou fonctions mentales, il est proposé le terme de « handicap psychique ».