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carré les questions que vous vous posez

• risques et possibilités

 Mouvements possibles de la colonne vertébrale

Les différents mouvements qui peuvent être effectué la colonne vertébrale sont :

  • rotation
  • inclinaison latérale
  • flexion
  • extension

Les mouvements de la colonne vertébrale sont rendus possibles grâce au disque intervertébrale. En effet, lors des mouvements de flexion, le noyau ne reste pas au centre du disque intervertébral et, est chassé de sa position naturelle par le pincement des plateaux vertébraux. Dans ces conditions, les lamelles de l’anneau fibreux sont pincées à l’avant et très étirées vers l’arrière, le noyau chassé vers l’arrière vient accroître la tension de ces lamelles distendues.
Au redressement avec un disque intervertébral en bon état, le noyau est ramené au centre du disque par les lamelles élastiques de l’anneau fibreux.

  Quelles positions sollicitent le disque intervertébral ?

Le disque intervertébral a une pression hydraulique et une qualité d'amortisseur qui varie entre le jour et la nuit en fonction du remplissage de son noyau.

La journée, sous l'influence de la pesanteur et des contraintes de charges verticales appliquées sur la colonne vertébrale, les disques intervertébraux sont sollicités en compression. Leur pression interne, dite de suspension, diminue progressivement (comme s' ils "se dégonflaient"), diminuant leur qualité d'amortisseur hydraulique.

La nuit, en position couchée, le noyau du disque se remplit à nouveau de liquide, comme s'il se "regonflait". Ceci lui améliore la qualité de suspension hydraulique au niveau de chaque disque.

Ce processus de remplissage du noyau du disque est sensible aux modifications de circulation sanguine locales : l'âge, la nicotine, les vibrations... amènent progressivement une réduction des qualités hydrauliques des disques. Ce phénomène commence par les disques les plus bas de la colonne (L5-S1). Il se traduit sur les radiographies par une diminution de leur hauteur.

Exemple de pression exercée sur le disque L5 / S1 dans différentes positions.

 

La position la moins contraignante est la position couchée, alors que celle qui donne le plus de pression est le soulèvement d’un poids en se fléchissant avec les jambes tendues. La position assise est plus contraignante qu’être debout si le dos est aligné et si elle ne respecte pas les courbures naturelles du dos (dos trop droit : 140 kilos de pression exercée sur le dos).

  Risques encourus

En effectuant des gestes aussi simples que de transporter un colis, de conduire une voiture ou de se pencher pour nouer ses lacets de chaussures, le risque de ressentir une douleur au dos augmente.

Les risques peuvent provenir de deux manières différentes :

·       l’accident

il correspond à provoquer une force suffisamment importante pour vaincre la résistance du dos et ainsi l’endommager. Cette force peut être d’origine externe (collision violente) ou interne (force des muscles peuvent blesser le dos sur certains mouvements). 

·       l’usure ou vieillissement

l’usure est généralement l’effet d’une surcharge, c’est-à-dire qui provoque à long terme, des conditions trop exigeantes pour l’organisme. C’est pourquoi une force faible, insuffisante pour provoquer une lésion d’un seul coup mais répétée, peut affaiblir considérablement le dos. Le mouvement qui a provoqué le mal de dos peut être alors uniquement le déclencheur de la douleur.

Comment prévenir ces risques ?

La prévention des blessures accidentelles est compliquée, car il est nécessaire de prévenir et éviter l’exceptionnel (faux pas, glissade, accident de voiture,…). La prévention est alors basée sur le registre de la sécurité.

La prévention de blessures liées à l’usure est basée sur les gestes et les précautions à avoir face à son corps et à la tâche effectuée. Il est alors nécessaire de modifier son fonctionnement et de s‘orienter vers un comportement adapté face à son travail.

Faire attention aux facteurs de risques et les éviter revient tout d’abord à pouvoir les identifier. En ce sens, les facteurs suivants peuvent être dangereux et à adapter afin d’éviter les problèmes de dos :

 Facteurs de risques

• L’objet manipulé

lorsque l’on transporte un objet, il existe des éléments qui peuvent provoquer des risques s’ils ne sont pas pris en compte.

-       le poids de l’objet

l’effort est proportionnel au poids de l’objet manipulé. Le risque est d’autant plus grand que l’objet est lourd.

-       l’instabilité de l’objet

si le centre de gravité de l’objet est mobile, l’effort requis pour le porter est plus grand. En effet, cela demande de soulever et de stabiliser l’objet en même temps. De plus le risque d’accident augmente en même temps que celui de l’usure, puisqu’il y a un risque de le lâcher ou de se faire mal avec.

-       une prise inadéquate

une mauvaise prise de l’objet oblige l’ensemble du corps à travailler pour transporter l’objet (mains, bras, épaules et le dos). Cela provoque un excès de surmenage du corps qui pourrait être évité. Ce facteur peut également provoquer un accident par un lâcher d’objet ou par un mouvement brusque afin de le récupérer.

• L’individu

-       hérédité

les différences de tailles ou liées au sexe peuvent déterminer la vulnérabilité personnelle face aux problèmes de dos. Il est possible d’avoir des risques plus important pour le dos à cause de cas similaires dans sa famille. Cependant, il est très difficile de prédire la vulnérabilité d’une personne par son allure.

-       condition physique

une bonne forme physique permet de mieux supporter les conditions exigeantes pour le dos (muscles puissants et souples résistent mieux). L’exercice physique permet de réduire les effets néfastes du vieillissement et de la fatigue.

-       excès de poids

une surcharge pondérale entraîne automatiquement un travail plus important sur le dos. Si la surcharge est placée au niveau de l’abdomen (ventre), le centre de gravité est déplacé vers l’avant, les reins se creusent pour compenser et la musculature lombaire se tend. Le risque augmente encore si l’on porte quelque chose dans ses bras.

-       expérience

chaque individu à son expérience face à son vécu et agit en fonction. Une personne ayant déjà eu mal au dos ou ayant fait un faux mouvement  fonctionnera différemment sur une même action. L’expérience permet de mieux connaître et appréhender ce que la personne manipule, afin d’éviter une fausse manœuvre.

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• La répétition

La répétition des mouvements imposant au disque intervertébral des efforts anormaux, conduit à court, moyen ou long terme à une détérioration du disque intervertébral. En particulier les lamelles de l’anneau fibreux risquent de se distendre ou de se craqueler.

Au moment du redressement une partie du noyau peut se trouvercoincé dans ces lamelles détériorées.

Les nerfs sensitifs, situés à la périphérie du disque, irrités provoquent alors une douleur violente et entraîne par réflexe un blocage musculaire en position semi-fléchie. 

·       la durée

Le facteur temps est toujours de première importance dans l’évaluation du risque. En effet, un exercice de longue durée (intense ou non) fatigue les muscles sollicités. Le muscle ou le dos va se fatigué progressivement et va finir par saturé, provoquant une douleur voir même impossibilité de continué le travail demandé.

·       la posture

Il est nécessaire de déterminer les mauvaises postures ou les mouvements à risques afin de pouvoir corriger par le suite la situation à la source. En ce sens, il est possible d’identifier cinq postures associées à un risque accru pour le dos :

-       l’asymétrie

dans la mesure du possible, il faut privilégier les postures symétriques. Lorsqu’une personne travaille en asymétrie (se pencher, porter une charge,…), une partie de l’effort est consacrée au maintien de l’équilibre.

Lors d’un port d’une charge, les muscles du côté opposé à la charge se contractent pour retenir le tronc et compenser le poids qui l’entraîne avec l’objet.

-       porter un objet loin du corps

il est naturel et instinctif de porter un objet lourd contre soi, car s’il est porté loin du corps, la difficulté est multipliée et l’effort est exigeant pour le dos.

Lorsqu’une personne porte un poids, le tronc est déséquilibré et le dos compense en se contractant et faisant contrepoids. Plus le poids est loin du corps, plus l’effort requis pour exercer un contrepoids équivalent est important. Les muscles doivent se contracter davantage pour maintenir l’équilibre du corps. Ainsi, les muscles du dos travaillent plus et se fatiguent en augmentant les risques d’usures.

-       flexion du tronc

il est préférable d’éviter cette flexion car elle provoque un travail musculaire intense et un écrasement des disques qui peut devenir dommageable.

D’une part, les muscles sont plus sollicités car ils doivent exercer un contrepoids et conserver l’équilibre du corps penché en avant.

D’autre part, lors de la flexion, les disques vertébraux deviennent vulnérables car la pression s’exerce sur une partie du disque et non plus sur son ensemble.

-       torsion du tronc

elle correspond au moment où les épaules sont décalés sur le côté par rapport aux hanches. Elle n’est pas dangereuse en soi, mais la répétition du mouvement provoque des effets nocifs.

La torsion implique une asymétrie et donc un effort supplémentaire. Dès qu’elle est effectuée, la moitié des fibres élastiques de l’anneau fibreux correspondant à la partie extérieure du disque se tendent alors que l’autre moitié reste relâchée. La force de compression n’est alors absorbée et contenu que par la moitié des fibres élastiques. Les risques s’accroissent donc fortement puisque le disque ne peut fonctionner qu’à la moitié de sa résistance normale.

-       efforts en traction

il arrive fréquemment de devoir pousser ou tirer du matériel. Il est important de comprendre que la posture du corps est plus risquée si la personne tire un objet plutôt que si elle le pousse.

Pour mettre une charge en mouvement, les jambes fournissent le plus gros effort. Lorsque l’on tire, la musculature du dos est fortement sollicité pour résister à la flexion du tronc. De plus, pour connaître la direction dans laquelle la personne doit aller et se diriger, elle ne peut éviter ni la torsion ni l’asymétrie.

Lorsque la personne pousse, le poids du corps est plus facilement utilisé afin de garder le dos droit. Les abdominaux travaillent pour maintenir le tronc et soulagent la charge des muscles du dos.

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• déficience

 Type de douleurs rencontrées

Les douleurs peuvent émerger à différents niveaux du dos :

·       cervicales : irradient souvent dans la région de l’omoplate
·       dorsales : irradient vers les côtes et le sternum
·       dorsales basses : irradient dans le bassin et le bas du dos.
·       lombaires : jusqu’aux muscles fessiers et jambes

Ces douleurs peuvent provoquer une limitation partielle des mouvements ou une sensation de blocage.

 Principales pathologies du dos

Les pathologies touchent en grande majorité les vertèbres lombaires, mais également les cervicales et dorsales. Les lombalgie, sciatique, cervicalgie, dorsalgie, scoliose et cyphose sont les pathologies qui ponctuent la vie de maux récurrents et qui perturbent le mode de vie des personnes touchées.

La colonne vertébrale est conçue pour absorber les ondes de choc engendrées par la marche, pour supporter le poids et les mouvements du corps, mais les courbures naturelles peuvent s'accentuer ou se fausser du fait d'une maladie. Ces pathologies sont en fait un moyen pour le dos de dire qu’il y a un problème avec le mode de vie ou les exercices effectués.

Il est possible d’identifier :

-       L'arthrose vertébrale

L’arthrose est un processus de dégénérescence des cartilages et des os, quasi-inéluctable, puisque lié au vieillissement. Cette pathologie apparaît à la suite d'un excès ou de mauvaises pratiques des exercices physiques. L’arthrose vertébrale entraîne une lombalgie chronique, évoluant par poussées entrecoupées de périodes de rémissions plus ou moins longues.

-       La cyphose

La courbure du dos s'arrondit exagérément au niveau des épaules. Parfois congénitale, elle résulte le plus souvent d'une mauvaise posture. Les muscles du dos se relâchent et s'affaissent au fil des années. Cette pathologie touche particulièrement les personnes manquant de confiance en soi et repliés sur eux-même, mais aussi les femmes et les personnes âgées.

-       La discarthrose

C'est l'arthrose du disque inter-vertébral qui touche principalement les segments cervicaux et lombaires.

-       L'hernie discale

Une hernie discale est une pathologie concernant les disques intervertébraux. La hernie désigne la sortie de la pulpe (gel du noyau) du disque suite à la rupture de la partie fibreuse.

Le manchon fibreux du disque est tellement détérioré que le noyau chassé par l'arrière sort du disque et comprime le nerf sciatique ou la moelle épinière.

  Une hernie discale peut entraîner un simple « mal de dos » (lombalgie), une névralgie en générale sciatique (compression de la racine L5 ou S1) ou crurale (compression de la racine L4) voir même aucun symptôme. Dans tous les cas, il est indispensable de rechercher « un facteur déclenchant » comme un effort de soulèvement ou un faux mouvement.

Dans la figure qui suit on peut voir un disque normal en A, un disque bombé qui commence déjà à exercer une pression vers l'arrière (sur la moelle épinière) en B, un disque dont la portion interne a traversé presque toutes les couches de la portion externe vers l'arrière en C, et vers l'arrière et le côté en D.  Finalement, un disque qui a traversé toutes les couches de la portion externe en E.  Les conditions représentées en C, en D et en E sont les plus susceptibles de causer des symptômes (dans les jambes ou encore:  incontinence urinaire ou anale) mais le seul bombement en B peut aussi être incommodant.

          

Les symptômes de la hernie discale sont les suivants:

·       Douleur profonde et sourde dans le bas du dos
·       Contraction musculaire réflexe douloureuse dans le bas du dos
·       Douleur accentuée en se penchant vers l'avant, en éternuant ou lors d'un effort
·       Flexion ou extension limitée du bas du dos
·       Douleur accrue en position assise prolongée, debout ou couché sur le ventre

Il est possible que la douleur ressentie s'estompe avec le temps mais trop souvent, le problème récidive peu après.

 -       La lordose

Elle consiste en une accentuation exagérée de la cambrure du dos au niveau des lombaires. Elle résulte d'une mauvaise posture, fesses en arrière, poitrine en avant. Elle apparaît généralement après une grossesse, le poids du bébé pesant vers l'avant. Elle peut également être la conséquence d'une faiblesse des muscles dorsaux ou de l'abdomen.

-       Le lumbago

Il correspond à une douleur violente et brutale et fait souffrir dans le bas du dos. On l'appelle aussi le tour de rein. Cette partie de la colonne est spécialement vulnérable car elle soutient toute la structure.

-       La sciatique

Souvent très invalidante car très douloureuse, elle est due à une compression ou au pincement du nerf sciatique, le seul nerf qui descende le long de la jambe. Le nerf sciatique peut être comprimé pour plusieurs raisons : une hernie discale ou une déformation de la colonne suite à une arthrose. Il peut également exister une cause physiologique due à une inflammation de ce nerf et l'abîme. Cette inflammation peut modifier la structure anatomique du nerf sciatique et son fonctionnement.

Elle se caractérise par plusieurs points :

·       Une douleur du membre inférieur

La douleur est aiguë au niveau de la fesse où le nerf prend racine et peut descendre tout le long et à l'arrière de la jambe jusqu'au pied, selon le trajet caractéristique de la racine atteinte (L5 ou S1).

La sciatique L5 irrite la face externe de jambe, passe devant la malléole et se termine au gros orteil. Par contre, la sciatique S1 irrite la face postérieure de jambe, en passant derrière la malléole et se termine au petit orteil. Cependant, il est possible que la douleur ne dépasse pas le genou, voire dans certains cas, la fesse.

Elle est accrue par la toux ou l'éternuement, ces deux manœuvres augmentant brutalement la pression intra-discale. Elle s'accompagne assez souvent d'une légère perte de sensibilité des orteils de même topographie que la douleur, voire d'une diminution modérée de force musculaire (difficultés à marcher sur les talons ou sur la pointe des pieds).

La douleur peut être reproduite par la manœuvre de Lasègue. Le patient étendu sur le dos, le médecin soulève la jambe en prenant soin d'étendre le genou et note à partir de quel degré d'élévation elle survient. Plus cet angle est faible, plus la sciatique est sévère. Cette mesure chiffrée permet de suivre l'évolution, l'amplitude augmentant peu à peu jusqu'à la guérison. L'explication tient à l'étirement du nerf sciatique lorsque l’on soulève la jambe, car la racine bloquée par la hernie ne peut plus coulisser librement.

·       Une raideur vertébrale avec attitude antalgique

La douleur du membre inférieur s'associe très souvent à une raideur de la colonne qui empêche le patient de se pencher en avant. Dans les cas aigus, cette raideur s'accompagne d'une attitude antalgique, en général en inflexion latérale. Cette attitude est invincible, mais disparaît si la personne s'allonge ou se suspend à une barre (phénomène lié à la pesanteur). Son intensité est approximativement proportionnelle à celle de la douleur, mais elle peut disparaître alors que la douleur augmente ou au contraire persister alors que le malade est guéri.

·       Points ou cordons musculaires douloureux

Ils apparaissent, dans les formes plus chroniques, dans certains muscles (fessiers, biceps de cuisse à sa partie basse, mollet à sa partie haute) ou des zones cellulalgiques siégeant dans le dermatome des racines L5 ou S1. Ces manifestations sont susceptibles de relayer la douleur, voire même d'évoluer pour leur propre compte, responsables de douleurs traînantes alors que la hernie a régressé.

-       La scoliose

La colonne vertébrale dessine un S qui s'incurve latéralement. Souvent congénitale, elle se manifeste et se diagnostique dès l'enfance. La scoliose sévère est souvent due à une légère différence de longueur des jambes. A l'âge adulte, la scoliose se manifeste chez les patients qui souffrent du dos de manière chronique. Pour se soulager, ces personnes prennent l’habitude de se pencher d'un côté. Les muscles du dos se raidissent et raccourcissent, accentuant le déséquilibre. La personne souffre de plus en plus de tensions qu'elle crée elle-même et favorise l'apparition d'arthrose précoce.

 

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• classification

 Type de classification

La classification proposée est en lien avec le niveau de la douleur : cervicalgie, dorsalgie, lombalgie. Ces trois dernières ne sont pas des maladies mais plutôt des symptômes qui peuvent être liés à diverses infections.

·      LOMBALGIES

Les différentes pathologies qui se rapportent aux lombalgies peuvent être liées à une dégénérescence du disque intervertébral, aux lombalgies dites communes ou aux lombalgies symptomatiques.

La détérioration du disque inter-vertébral débute par une déshydratation du noyau. Son épaisseur diminuant, il est soumis à des contraintes en compression, favorisant la fissuration horizontale de sa partie périphérique. A l'occasion de certains mouvements, ces fissures peuvent permettre l'engagement d'un fragment de noyau jusque dans les couches périphériques du disque, surtout en arrière lors des mouvements de flexion-redressement.

Il est possible de rencontrer différentes pathologies associées à la détérioration du disque intervertébral :

-       L’hernie discale lombaire

-       La discarthrose

-       L'arthrose inter-apophysaire postérieure

Les lombalgies communes sont des douleurs lombaires liées à l'arthrose vertébrale débutante ou évoluée. Même s’il est souvent difficile de rapporter la symptomatologie douloureuse à une lésion anatomique précise, le terme "lombalgies communes" désigne un syndrome clinique fréquent et identifiable.

-       Les lombalgies aiguës

La lombalgie aiguë est le tableau clinique le plus fréquent des lombalgies communes, et en est très souvent l'épisode inaugural. Le lumbago typique se caractérise par certains éléments anamnestiques : douleur lombaire basse, survenant de façon brutale à l'occasion d'un effort, avec sensation de blocage lombaire basse. Mais le lumbago peut aussi survenir sans facteur déclenchant précis.

Le lumbago s'accompagne d'une impotence fonctionnelle majeure, la douleur est parfois extrêmement intense, et n'est soulagée que par le repos en décubitus. Les efforts de toux, d'éternuement, de défécation sont souvent à l'origine de paroxysmes douloureux. C'est une douleur dont l'évolution spontanée se fait vers la régression progressive. Le lumbago affecte en général les adultes jeunes qui ont généralement auparavant ressenti des douleurs lombaires basses, banales et régressives, qui le plus souvent n'ont pas motivé de consultation.

-       Les lombalgies communes chroniques

La lombalgique chronique se définit par la persistance de douleurs lombaires invalidantes au-delà de 3 à 6 mois. Elle est rare, car seulement 5 % des malades continuent à souffrir 3 mois après le début d'une lombalgie aiguë. Mais c'est la forme grave de la lombalgie commune du fait de son retentissement socioprofessionnel et économique.

La lombalgie commune chronique survient le plus souvent chez des sujets ayant des antécédents de lumbago (ou de lombo-sciatique) à répétition, de moins en moins facilement régressifs. Ils laissent persister au bout d'un certain temps une douleur lombaire permanente entre les épisodes aigus, et sa fréquence tend le plus souvent à diminuer au fur et à mesure que la douleur lombaire permanente s'aggrave. Mais la lombalgie chronique peut être aussi le mode inaugural de la lombalgie commune, survenant progressivement sans facteur déclenchant précis, et s'aggravant petit à petit.

L'examen clinique est pauvre, mais ils est possible d’identifier le lieux des douleurs. Elles se situent aux niveaux lombaires basses, irradiant souvent dans les fesses, la partie postérieure des cuisses,  et plus rarement, les jambes sans topographie radiculaire précise. La limitation des mobilités est modérée et les points douloureux à la palpation sont prédominant au niveau du rachis lombaire bas. L'élévation du membre inférieur en extension (manœuvre de Lasègue) réveille la douleur lombaire. 

-       Les lombalgies d'origine articulaire postérieure

Les personnes les plus touchées sont les femmes âgées, les personnes avec une surcharge pondérale, une hyper-cyphose dorsale et une hyper-lordose lombaire. Il en résulte des douleurs lombaires basses, débutant souvent de façon insidieuse et évoluant d'emblée sur un mode chronique. Ces douleurs sont généralement à bases de brûlures, aggravées par les contraintes mécaniques. Il est fréquent que ces douleurs soient importantes en fin de nuit et le matin au réveil, le décubitus dorsal favorisant la lordose lombaire. La mobilité du rachis lombaire est surtout douloureuse dans les mouvements d'extension et d'inclinaison latérale.

Les lombalgies communes s'opposent aux lombalgies symptomatiques, révélatrices d'affections rachidiennes ou extra-rachidiennes diverses (inflammatoires, infectieuse, tumorales...). nettement plus rares que les lombalgies communes, elles sont tout de même souvent révélatrices d'affections graves, et doivent être reconnues précocement.

-       Lombalgies tumorales malignes (myélome, cancer secondaire des os)

-       Lombalgies tumorales bénignes

-       Lombalgies d'origine infectieuse 

-       Lombalgies symptomatiques inflammatoires 

-       Lombalgie symptomatique par déminéralisation (dues à l’ostéoporose

-       Lombalgies symptomatiques extra-rachidiennes 

 

·      DORSALGIES

Il existe différents types de dorsalgies, regroupés selon leur origine. Il est possible d’identifier :

•       dorsalgie d’origine rachidienne

- Dorsalgies tumorales malignes
-  Dorsalgies tumorales bénignes
-  Dorsalgies des tumeurs intra-rachidiennes
-  Dorsalgies infectieuses
-  Dorsalgies inflammatoires
-  Dorsalgie par déminéralisation (ostéoporose, ostéomalacie …)
-  Dorsalgies arthrosiques
-  Dorsalgies aiguës
-  Hernie discale dorsale
-  Dorsalgies statiques (scoliose, cyphose, dystrophie rachidienne de croissance)

•       dorsalgie d’origine viscérale

Elles sont très fréquentes, et l’origine viscérale des dorsalgies doit être évoquée chaque fois que les radiographies sont normales ou ne montrent que des altérations dégénératives banales. La présence de points douloureux à la palpation du rachis n’est pas un critère suffisant pour éliminer l’origine viscérale d’une dorsalgie.

-  Dorsalgies d’origine cardio-vasculaire
-  Dorsalgies d’origine pleuro-pulmonaire
-  Dorsalgies d’origine digestive

•       dorsalgie fonctionnelle

Il s'agit d'une affection fréquente dont l'origine reste imprécise, qui associe souffrance musculaire et facteur psychologique. Elle s'observe surtout chez les femmes jeunes, en particulier lorsque leurs activités professionnelles sont contraignantes pour le rachis thoracique (secrétaires, couturières, coiffeuses,…).

Le diagnostic de dorsalgie fonctionnelle est caractérisé par des douleurs situées de manières imprécises, diffuses, avec une absence d’irradiation radiculaire intercostale. Il n’y a généralement pas de raideur rachidienne, ni de signes d’inflammation.

L'évolution est souvent longue, les douleurs résistantes au traitement symptomatique. Sur une longue durée, les dorsalgies finissent par disparaître spontanément.

 

·       CERVICALGIES 

Les cervicalgies sont la deuxième grande catégorie de douleurs vertébrales après les lombalgies et sciatiques. Elles peuvent être de différents types :

-       Les cervicalgies par poussée congestive d'arthrose

Elles touchent en général les gens âgés et se caractérisent par une recrudescence nocturne des douleurs et une forte restriction de la mobilité cervicale dans toutes les directions. L'inflammation peut ne concerner qu'un seul ou plusieurs étages.

-       Les cervicalgies chroniques ou subaiguës communes

Elles touchent généralement des gens jeunes. Il s'agit le plus souvent d'une atteinte de l'étage vertébral C5-C6. Selon le facteur déclenchant, elles peuvent être plus fortes le matin (dort sur le ventre, si l'oreiller n'est pas adapté, si la nuque et les épaules ne sont pas couvertes, s'il y a une petite inflammation...), ou en fin de journée (fatigue, stress). La conduite automobile est très nocive, car de longs trajets contractent la nuque, ou des créneaux demandent trop de rotation...
Les lésions anatomiques responsables sont moins variées que pour les lombalgies. Les deux grands responsables sont les défauts de l'amortisseur discal (discopathies) et les lésions articulaires postérieures, voir même les deux à la fois.

-       Les cervicalgies aiguës post-traumatiques

Elles sont déclenchées par un choc brutal, souvent un accident de voiture (“coup du lapin”). Les risques peuvent alors passer de la douleur modérée due à un réveil d'une cervicalgie chronique jusqu'aux douleurs invalidantes et durables. Ces dernières sont attribuées à des contusions, à des fissures des plaques cartilagineuses ou à des lésions diverses des capsules articulaires postérieures. Aucune de ces lésions n’a tendance à cicatriser rapidement, car les fissurations annulaires interrompent la circulation des nutriments venus du corps vertébral et induisent une dégénérescence discale.

-       Le torticolis

Il survient de manière brutale, caractérisé par une crampe des rotateurs du cou, d'un seul coté. La tête se porte donc en rotation complète, seule position diminuant la douleur. Tout mouvement ou tentative de réduction entraîne immédiatement une douleur importante. Cette crampe musculaire quasi permanente est à la longue terriblement fatigante. La cause du torticolis est inconnue, quoique certains cas semblent bien d'origine mécanique.

-   douleurs de la région cervico-scapulaire

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• causes

 Causes et facteurs des problèmes de dos

Certaines causes et facteurs jouent un rôle non négligeable dans l'apparition des problèmes de dos. Sans être une cause première de ces douleurs, ils en favorisent l'apparition parce qu'ils renforcent "une faiblesse" du corps. Ils constituent donc des facteurs de risque parce qu'ils augmentent l'apparition des maux de dos. Parmi les plus importants, on trouve:

·       Traumatismes physiques :

Les mauvais gestes répétés pendant plusieurs années peuvent provoquer des douleurs du dos en usant les disques intervertébraux, les ligaments et les muscles. Ils se traduisent par un accident lié à une mauvaise forme physique, à l'exercice de métiers physiquement exigeants (exagération des charges mobilisées par une personne), à la pratique de sports violents, à la suite de faux mouvements, à des antécédents de chute ou de traumatisme.

·       postures et mouvements :

une mauvaise posture fait travailler certains muscles plus que d’autres et provoquent ainsi des douleurs et tensions articulaires. Les postures assises, debout, couchées, et le manque d’exercices favorisent l’affaiblissement de la musculature et augmentent les risques. Il est également important de ne pas rester trop longtemps dans la même position, afin d’éviter des tassements et l’apparition de nouvelles douleurs. En ce sens, il est important de connaître les raisons qui amène la personne à effectuer tel ou tel mouvement et à prendre des risques pour son dos :

• asymétrie

-       forme et volume de l’objet

  parfois l’asymétrie est imposée par la forme et le volume de l’objet. En effet, la position peut être induite pour savoir où la personne se dirige, mais également par la possibilité qu’elle a pour porter l’objet.

-       aménagement du poste ou de la tâche

il n’est pas toujours possible de tout avoir devant soi sur un poste de travail ou sur l’organisation d’une tâche. Les outils, le matériel, les commandes, les objets manipulés sont souventà gauche ou à droite de sa position, entraînant une asymétrie.

Il est nécessaire d’identifier les asymétries dommageables, considérées comme extrêmes, impliquant des efforts importants ou tenues pendant une longue période.

• porter loin du corps

Il arrive parfois que la personne soit dans l’obligation de porter un objet loin du corps, entraînant des difficultés et problèmes au niveau du dos.

-       la forme et le volume de l’objet

 selon l’objet et pour un même poids, les position pour le porter peuvent différer. En effet, dix kilos de plombs ne seront pas portés de la même manière que dix kilos de plumes.

 -       objet souillé, chaud, corrosif

 il arrive parfois de devoir porter des objets ne permettant pas de les approcher du corps. Ils sont généralement portés à bout de bras, augmentant considérablement le travail des muscles du dos.

-       surface de dépôt ou de prise trop éloignée

certains postes de travail peuvent posés des contraintes importantes pour avoir une bonne mobilité dans la prise des objets.

• flexion du tronc

la flexion est généralement exécuté lorsque l’on veut prendre ou déposer un objet. La position du corps peut alors devenir néfaste pour la personne.

-       surface de dépôt ou de prise trop basse

il est pratiquement impossible d’éviter une flexion s’il est nécessaire de prendre ou de déposer un objet sur une surface trop basse (au sol, voir au-dessous du niveau du sol dans certaines situations).

-       surface de dépôt ou de prise trop éloignée

la situation arrive lorsque la personne doit travailler loin du corps et que prendre à bout de bras est trop exigeant pour les épaules. La personne est alors obligée de se pencher pour atteindre l’objet à prendre ou à déposer.

-       ignorance des principes de manutention

la flexion du tronc vient naturellement lorsqu’il faut prendre un objet. La méconnaissance des mouvements peut alors provoquer des risques.

-       rythme de travail

la cadence élevée de travail encourage la flexion du tronc, car fléchir les genoux représente une plus grande dépense d’énergie que de fléchir le tronc. De plus, les muscles des cuisses ne sont pas toujours entraînés pour cet effort supplémentaire.

Une cadence élevée peut donc être un obstacle à une manutention en toute sécurité. Elle encourage la flexion du tronc.

• torsion du tronc

-       aménagement du poste de travail

il est difficile de toujours avoir le matériel devant soi, et les outils ou le matériel utilisé se situe généralement à droite ou à gauche de la personne, voir même derrière. Les torsions ne sont pas toutes dangereuses, cependant il est fréquent qu’elles impliquent des efforts important ou qu’elles soient maintenues pendant une longue période.

-       ignorance des principes de manutention

la plupart des personnes ignorent que le disque est en position vulnérable durant la torsion, car il est extrêmement tendu. Ce mouvement vient naturellement lorsqu’il faut se tourner pour prendre un objet.

-       rythme de travail

selon la demande du rythme de travail, il peut être considéré comme une perte de temps de faire quelques pas de plus, ou encore de pivoter les pieds plutôt que le bassin. Le gain de temps et alors privilégié par rapport à la sécurité du corps.

• effort en traction

Il est préférable de pousser une charge plutôt que de la tirer. Cependant, des situations ne permettent pas d’autres alternatives.

-       accès restreint

un lieu encombré ne permet plus de pousser la charge, mais oblige la personne à effectuer une traction. Par exemple, un chariot placé dans un coin ne peut pas être poussé, car il n’est pas possible de se glisser entre le mur et le chariot.

 

-       visibilité réduite

si le chariot où la charge est haute ou imposante, il est possible que la visibilité du trajet soit perturbée. Il est alors plus compliqué de pousser sans voir que de tracter et d’effectuer une torsion du tronc

en même temps. La traction est alors exécutée pour préserver une sécurité optimale de chacun.

-       conception des lieux et équipements

certains équipements sont conçus pour être utilisés en tractions, augmentant les risques pour le dos. De plus, l’environnement peut devenir un éléments contraignant s’il n’est pas adapté aux différentes situations. En effet, il est difficile de pousser un chariot lorsqu’il faut passer dans une porte qu’il faut ouvrir en tirant vers soi.

-       état du plancher

il est parfois nécessaire de tirer un chariot pour palier à un problème d’environnement, tel qu’une dénivellation du plancher.

La personne doit guider la charge pour l’orienter de manière à surmonter la dénivellation. Ceci ne peut être effectué efficacement en poussant.

·       Causes psychologiques :

Le stress, la tension nerveuse, l’anxiété et les troubles de santé mentale (dépression,…) augmentent les contractions musculaires du corps. Elles sont principalement localisées dans la région cervicale (cou) et lombaire. Le stress en lui même ne provoque pas la douleur vertébrale, mais révèle une condition pré-existante. La gestion du stress avec des périodes de relaxations permet de réduire ces problèmes de dos.

·       Hérédité : déviations de la colonne 

Il est possible d’identifier la scoliose (déviation de la colonne vertébrale ou du bassin en « S ») et la cyphose (dos rond), représentant des affections généralement héréditaires qui causent un déséquilibre de la colonne vertébrale.

·       Mode de vie :

excès de poids : une surcharge pondérale entraîne une plus forte pression du corps sur chaque vertèbre et disque intervertébral. Chaque kilo de trop comprime et déshydrate le disque, rendant ainsi la colonne vertébrale de plus en plus fragile. Une bonne nutrition et une attention sur son poids sont donc des facteurs importants dans la prévention des problèmes de dos.

fatigue : elle correspond au facteur de risque qui facilite l’apparition de douleurs du dos, mais également l’émergence d’accident à risques.

·       vibrations :

Les vibrations sont sources de risques dans l’émergence de douleurs du dos. Elles peuvent apparaître lors d’utilisation d’une voiture, de poids lourd, d’engins mécaniques, etc. Ces vibrations altèrent le confort et mobilisent le dos en continu et l’obligent à travailler même en position de repos.

Des études épidémiologiques ont montré que les conducteurs assis à bord de machines mobiles (véhicules et engins de chantiers et de manutention, tracteurs agricoles et forestiers, camions, ponts roulants,…) souffrent plus de douleurs lombaires et de sciatiques que les autres salariés.

La norme vibratoire ne doit pas dépasser 0,6 m/s2, car au-dessus de cette zone, les effets sur la santé sont très néfastes. Cependant, en dessous de ce seuil, les risques sont restreints, mais restent toujours présents.

·       autres :

- Grossesse ou ménopause
- L'absence de matériel ergonomique dans les activités pratiquées.

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